"Le discours de Donald Trump - mélange de paranoïa et de perversion - est profondément régressif. C’est pourtant cela qui séduit autant de monde et me rend perplexe". Point de vue du sociologue Frédéric de Coninck.

Il est clair que le cas de Donald Trump relève de la maladie mentale. Plusieurs spécialistes, ayant pignon sur rue, ont tenté un diagnostic, forcément arbitraire, du fait qu’il ne repose pas sur des entretiens cliniques. A titre personnel, j’hésite entre la paranoïa (Trump croit à son discours) ou la perversion (Trump prend plaisir à jouer, en connaissance de cause, avec la loi). Les péripéties qui marquent la fin de sa présidence ont, en tout cas, porté ses symptômes à l’incandescence. Mais, au fond, l’essentiel de ma perplexité est ailleurs : qu’un homme malade déraille est assez courant, mais qu’autant de personnes le suivent, l’adorent et le soutiennent est plus perturbant.

Les charmes de la régression

Ce qui m’apparaît finalement est que le discours de Donald Trump est profondément régressif et que c’est cela qui séduit autant de monde. Si on parvient à faire abstraction du fait que les enjeux pour la démocratie sont sévères, on se rend compte que le déni de Trump, par rapport à sa défaite, est du niveau d’une cour d’école primaire : « ils » disent que j’ai perdu, mais, en fait j’ai gagné ; « ils » ont triché ; on va recommencer la partie et je vais gagner ; etc.

Cela rejoint la difficulté de chacun de nous à faire face aux difficultés de la vie. Changer une réalité pénible d’un coup de baguette magique, cela fait envie. Il est bien confortable d’imaginer des « solutions » simples à des problèmes complexes, sans se préoccuper de les mettre en œuvre. Bref, c’est tout ce que représente être adulte qui est sans cesse sous la menace de nos pulsions pour la régression. Le discours populiste utilise, on s’en rend compte, ce ressort sans retenue. Et Trump, dans ce genre, restera un virtuose.

Parmi les suiveurs de Trump, qui se laissent aller, à sa suite, à prendre leurs désirs pour des réalités il ne faut pas croire qu’il n’y a que des personnes socialement en difficulté. Il y a aussi des individus formatés par la société de consommation, qui pensent que tout désir peut se monnayer. D’autres ont pris l’habitude d’utiliser une arme pour couper court aux discussions et aux remises en question. D’autres encore confondent Dieu avec un pourvoyeur de solutions rapides. Voilà le tableau d’une Amérique qui nous sidère, mais qui n’est pas si éloignée de tendances identifiables en Europe, également.

Et, ne le négligeons pas, la confusion entre foi et régression nous guette toujours.

La blessure infligée par Jésus à beaucoup de ses suiveurs, après la multiplication des pains

C’est là qu’une scène de l’évangile de Jean me revient en mémoire. André Neher avait déjà noté que la vie au désert, suite à la sortie d’Egypte, telle que rapportée dans la Torah, était l’occasion de multiples régressions : le peuple « murmure » contre ses leaders, mais il ne parle pas vraiment et il passe son temps à vouloir manger ou boire sans effort. Or Jean rapproche explicitement cette vie au désert, la quête de la manne et l’épisode de la multiplication des pains.

Et, voici que le jour suivant cette multiplication, la foule retrouve Jésus et que les paroles de Jésus sont plutôt réfrigérantes : « ce n’est pas parce que vous avez vu des signes que vous me cherchez, mais parce que vous avez mangé des pains à satiété » (Jn 6.26). C’est ensuite l’occasion d’un échange plutôt tendu avec une partie de la foule. Beaucoup sont déçus et s’écartent. Ils étaient prêts à faire de Jésus leur roi, mais s’il se lance dans de telles complications c’est moins séduisant. Le passage culmine, malgré tout, dans la confession de Pierre : « à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle » (Jn 6.68). Mais précisément, cet acte de foi se construit sur autre chose qu’une satiété vite obtenue et vite consommée.

Heureusement, beaucoup de gens sont convaincus que la lucidité face à la vie et à ses difficultés, est une meilleure option que de se replier dans le cocon de ses illusions. Mais il n’en reste pas moins que des leaders comme Trump sont d’autant plus affolants qu’ils nous rappellent la part d’ombre qui sommeille toujours en nous et qui est prête, à tout moment, à se réveiller et à nous faire plonger dans les ténèbres du déni, du repli sur soi et de l’infantilisation.

https://societeesperance.home.blog/

 

Être disciples de Jésus par temps troublé

Nous n’avions pas imaginé qu’à notre arrivée au Centre Mennonite de Paris en décembre 2019 allait s’ouvrir une période aussi turbulente pour le monde entier. Nos premiers mois ont été marqués par des grèves de transports en commun, des manifestations de gilets jaunes et le confinement. Bienvenue en France !

En tant qu’immigrés nouvellement arrivés des USA, nous vivons une période d’adaptation qui, inévitablement, suscite des réflexions. Nous aimerions en partager certaines avec vous.

LE MOUVEMENT BLACK LIVES MATTER

Même s’il existe des différences énormes entre la violence policière en France et celle aux USA – dont l’histoire particulière des communautés noires américaines, l’esclavage et la colonisation – la mort de George Floyd a enflammé quelque chose de profondément ancré dans l’esprit de communautés souvent marginalisées. Ceux qui ressentent ces événements le plus intensément nous appellent à les écouter, à prendre leurs vécus au sérieux. Ils nous rappellent leur douleur profonde, un amalgame de rage, de désespoir et d’épuisement dans la lutte pour la justice, la paix et la dignité humaine.

UNE ÉPIDÉMIE SOCIALEMENT INÉGALITAIRE

La pandémie est révélatrice et nous touche de différentes manières. Même si les études sont contestées, certaines données sont concluantes. En France, les immigrés non européens sont en première ligne. La hausse de la mortalité a été plus forte parmi les personnes originaires d’Afrique ou d’Asie. De plus, l’environnement des personnes – et en particulier les conditions de logement, la densité de peuplement des quartiers, les moyens de transport utilisés ou le métier exercé – a joué un rôle important dans l’ampleur des effets. Enfin, l’ensemble des indices montre que le confinement a profité aux plus riches tout en dégradant la situation des plus pauvres.

« RECHERCHEZ LE BIEN DE LA VILLE »

Cette exhortation du prophète Jérémie (Jr 29.7) est l’un des versets qui nous guident. Cela n’est pas évident lorsque la peur, l’angoisse et l’incertitude semblent se propager plus vite que le virus lui-même. Néanmoins, nous sommes des disciples du Prince de la Paix. Que nous vivions dans un contexte rural ou urbain, notre prière est que nous soyons des artisans de shalom dans chacune de nos communautés.

 

Article de Matthew Krabill paru dans Christ Seul du 16 déc 2020

 

NOËL QUAND MÊME

 

Il n’y a pas de concert de Noël cette année. Pas de marché de Noël, pas de retrouvailles autour d’un verre de vin chaud, pas de grande tablée. Chacun est prié de garder son masque, ses distances et de vite rentrer chez lui.

DÉCEMBRE TRISTE

De toute manière, le coeur n’y est pas. Noël est la fête des jours heureux. Cette année, il y a trop de mauvaises nouvelles. Trop de malades et de morts, trop de difficultés économiques et de pauvreté, trop d’incertitudes. Fléau supplémentaire, le terrorisme islamiste choisit cette période de fragilité pour frapper à nouveau et répandre l’horreur, jusque dans une église.

Que peut-il bien rester de « la joie de Noël » ?

ET S’IL RESTAIT L’ESSENTIEL ?

Cet Avent sombre et anxiogène s’impose à nous. Puisque nous devons renoncer à l’insouciance, à l’ambiance joyeuse et affairée des préparatifs qui baigne habituellement la fin d’année, nous pouvons faire le choix de ressasser nos regrets, ou celui d’accueillir ce temps tel qu’il se présente. Revisiter l’Avent pour y trouver, peut-être, un autre chemin vers la crèche de Bethléem. Un chemin plus calme, plus humble. Plus proche de celui parcouru par Marie et Joseph ?

CHOISIR LA CONFIANCE

Comme les fiancés du confinement, comme les candidats au baptême, comme nos frères et soeurs endeuillés cette année, qui ont décidé, malgré tout, d’aller de l’avant et ont découvert des trésors de bénédiction dans des célébrations simplifiées (p.22), nous pouvons choisir de faire confiance à notre Dieu. La créativité (p.19) et le savoir-faire numérique acquis cette année peuvent permettre de vivre une forme de partage.

Et si cet Avent 2020, dépouillé de ses fastes, permettait de retrouver l’essentiel : Jésus ? (p.12) La rencontre avec notre Sauveur constitue bien la véritable raison de nous réjouir à Noël (p.16). Cette joie, personne ne peut nous l’enlever.

VEILLER ET PRIER

Notre pays connaît, en cette fin d’année, une accumulation d’épreuves et traverse une des périodes les plus sombres depuis le début du siècle. Le pire serait que le sel perde sa saveur1 . Certainement, aller de l’avant signifie aussi, et d’abord, nous mettre à genoux et intercéder auprès de Dieu.

« Joyeux, levez les yeux au ciel : Voici venir Emmanuel ! »

Sylvie Krémer, éditions mennonites

Le contexte actuel a tendance à faire voler en éclat nos certitudes et nos espoirs. Et comme si les inquiétudes sanitaires ne suffisaient pas, la menace terroriste refait surface, les tensions et craintes politiques internationales se confirment… 

Y a-t-il, aujourd'hui, quoi que ce soit dont nous puissions être sûr ? Et y a-t-il quoi que ce soit que nous puissions espérer, pour demain ? 

Avec la deuxième vague de l’épidémie, les restrictions nouvelles qui s’imposent, les incertitudes grandissent, à tous les niveaux, pour demain, que ce soit pour notre monde, pour l’économie, pour notre santé ou celle de nos proches… 

Nous avons pourtant, en tant que croyant, une assurance et une espérance à proclamer et à vivre. Une assurance et une espérance qui ne dépendent pas des circonstances mais de Dieu seul. Un des textes bibliques du jour pour ce dimanche nous le rappelle avec force :

1 Jean 3.1-3

1Voyez à quel point le Père nous a aimés : nous sommes appelés enfants de Dieu, et nous le sommes réellement ! Si le monde ne nous connaît pas, c'est parce qu'il n'a pas connu Dieu. 2Très chers amis, nous sommes maintenant enfants de Dieu, mais ce que nous deviendrons n'est pas encore clairement révélé. Cependant, nous savons que quand le Christ paraîtra, nous deviendrons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. 3Toute personne qui place son espérance en lui se rend pure, comme Jésus Christ lui-même est pur.

Il est intéressant de noter, dans ces quelques versets, la façon dont l’apôtre Jean évoque notre situation de croyant, aujourd’hui. Il la décrit dans une tension, entre ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas encore, entre ce que nous savons et ce qui n’est pas encore clairement révélé. Cette tension est le lot de tous les croyants. Et la question est celle de l’articulation entre l’assurance et l’espérance. 

  • Notre assurance : nous sommes enfants de Dieu. 
  • Notre espérance : nous deviendrons, demain, semblable au Christ. 

Mais ce que nous serons alors reste, en bonne partie, mystérieux : “Nous sommes maintenant enfants de Dieu, mais ce que nous deviendrons n'est pas encore clairement révélé.”

Nous retrouvons cette tension, évoquée tout à l’heure. Ici, grâce à la métaphore de l’enfant. Nous sommes enfants de Dieu. C’est merveilleux ! Mais nous ne sommes que des enfants de Dieu, des filles et des fils de Dieu en devenir. 

Est-ce qu’un enfant sait quel adulte il sera ? Il a des souhaits, des rêves… mais il est bien rare que ces rêves se réalisent. Repensez à ce que vous vouliez être quand vous étiez petits. Moi, je voulais être conducteur de locomotives, pour faire des manoeuvres dans les gares ! C’est raté… 

Mais en même temps, ces rêves sont des moteurs qui nous poussent à grandir. Ils évoluent : on n’en reste pas à nos rêves de petits enfants. Mais ce sont nos rêves et nos ambitions qui nous font élaborer des projets, qui nous motivent à nous former, qui nous poussent à grandir et qui font de nous les adultes que nous devenons. 

Peut-être, finalement, devrions-nous plus concevoir notre assurance comme un émerveillement et notre espérance comme un rêve d’enfant !

J’ai l’impression qu’on a trop souvent tendance à penser l’assurance et l’espérance comme si elles étaient presque extérieures à nous-mêmes, comme s’il s’agissait de pures éléments objectifs : l’assurance c’est que celui qui croit en Jésus-Christ sera sauvé ; l’espérance c’est que le Christ revient pour établir son règne. Même en citant Jean 3.16, ça reste un peu froid, clinique.

Evidemment, tout cela est vrai. Mais qu’est-ce que ça veut dire pour moi ? On réduit trop souvent l’assurance à l’assurance du salut (ouf, je suis sauvé !) et l’espérance à l’espérance de la vie après la mort ou du retour de Jésus. Ce texte resitue l’assurance et l’espérance comme des impératifs existentiels, dans la tension féconde inhérente à tout enfant de Dieu. On doit penser l'assurance et l’espérance de façon plus personnelle. Et pourquoi pas, en effet, penser l’assurance comme un émerveillement et l’espérance comme un rêve d’enfant !

La sortie d’Emmanuel Macron sur les Amish a, étonnamment, suscité pas mal de réactions. Difficile de savoir si la petite phrase était préparée d’avance où si elle lui est venue en direct. En tout cas, c’est intéressant de voir qu’un signifiant religieux est venu colorer ce débat sur l’implantation, ou non, d’une nouvelle technologie sur le sol français.
Un verbatim s’impose pour commencer : « La France va prendre le tournant de la 5G, parce que c’est le tournant de l’innovation. J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas au modèle Amish. Et, je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine ».

Je me sens forcément concerné par cette sortie, car les Amish appartiennent à la mouvance Mennonite, à laquelle j’appartiens moi-même. Il en représentent, certes, une aile très particulière, mais je partage avec eux certaines convictions. A vrai dire, cela m’a plutôt retenu d’intervenir dans le débat, au départ. Ensuite, mon ami Francis Godard, m’a encouragé à dire quelque chose sur les enjeux de la 5G, donc je me suis décidé.

A propos des Amish

Commençons par les Amish. Plusieurs personnes ont souligné qu’ils n’étaient pas, par principe, hostiles à l’innovation technique, mais qu’ils cherchaient à en peser, collectivement, les effets sur la vie sociale, avant d’adopter ou non une technologie. On en ferait presque un modèle de démocratie technique ! Il ne faut pas non plus exagérer. Il s’agit d’une micro-société patriarcale bien plus que d’une démocratie. Et il est vrai qu’ils ont quand même un apriori négatif par rapport à toute innovation technique.

Cela dit, j’ai eu l’occasion de visiter (comme touriste religieux, si on veut) des communautés Amish aux Etats-Unis. Et il ne faut pas imaginer qu’ils vivent dans la misère et la frustration. Ce sont des gens plutôt bien dans leur peau, qui ne dédaignent pas le confort et qui vivent des tensions dans leur vie collective qui ne m’ont pas paru plus graves que celles que nous connaissons tous.

Au fond, ils me semblent porteurs d’une idée plutôt intéressante : ce n’est pas l’objet technique qu’il faut examiner en tant que tel, c’est le mode de vie dans lequel il s’insère qui importe, et la manière dont il va peser sur ce mode de vie (il faut, en effet, raisonner dans les deux sens : les modes de vie existants et les objets techniques qui s’y insèrent agissent réciproquement les uns sur les autres).

Et Dieu dans tout ça ?

Qui n'a pas subi, même indirectement, les effets de ce nouveau virus ? Certains d'entre nous ont perdu des proches, d'autres leur emploi, beaucoup sont gagnés par la peur. Rien n'est vraiment tout à fait comme avant.

On peut s’interroger

Que fait donc le Dieu des chrétiens dans ce temps d'épidémie ? Est-il même au courant que quelque chose de tragique se passe dans le monde des humains ? Et s'il est au courant, comment comprendre qu’il n’agisse pas ? Est-ce parce qu’il n'est pas aussi puissant que ce que les chrétiens prétendent ? Ou alors, s’il est capable de faire quelque chose mais que nous ne voyons rien changer, est-ce parce qu’il ne s'intéresse pas sincèrement à nous ? Serait-il un dieu indifférent à nos douleurs, pas très intéressé par nos affaires ? En clair : soit le Dieu des chrétiens n’est pas « bon », soit il n’est pas « tout-puissant » !

Des questions normales

La présence du mal et de la souffrance soulève naturellement notre révolte. Nous aimerions que le mal ne fasse pas partie du monde ; la souffrance et la mort nous paraissent inacceptables. Le Dieu des chrétiens pourrait-il se montrer et s'expliquer ? Or, il reste absent. Vraiment ? Dieu serait-il absent quand on a besoin de lui ?

De Church and Peace - Secrétariat International
Church and Peace est le réseau interconfessionnel et européen des communautés, Églises et organisations pour qui le témoignage en faveur de la paix est l'une des caractéristiques essentielles de l'Église de Jésus-Christ.
« Tous ensemble pour relancer l'Europe » -

Wethen, le 30-6-2020. L'Allemagne assurera dès demain, du 1er juillet au 31 décembre 2020, la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne. À cette occasion, Church and Peace, le réseau européen d'Églises pacifistes, rappelle que Dieu nous garantit dans la Bible que nous vivrons en sécurité – sans armes. Le réseau exige des mesures concrètes pour renforcer le rôle de l'Europe en tant que « puissance de paix ».
« Je briserai l'arc, l'épée et l'armure dans le pays et je les ferai vivre en sécurité. » (Osée 2,20)

Cette garantie s'applique également à une « Europe forte », puisque l'Allemagne s'est fixé comme objectif pour sa présidence du Conseil de l'UE la devise « Tous ensemble pour relancer l'Europe ».
Les membres et amis de Church and Peace s'engagent depuis des décennies pour la paix, la réconciliation, les réfugiés et la justice climatique dans toute l’Europe.
La pandémie du Covid 19 nous l'a une fois de plus fait comprendre :
- Les crises nous touchent tous - dans le monde entier.
- Les crises nous touchent tous - mais les personnes "en marge" (également en Europe) sont les plus touchées.
- Les crises nous touchent tous - et la sécurité commune ne peut être garantie par les armes.

Ce nouveau Dossier qui vient de paraître aux Éditions mennonites, nous intéresse tous : soit parce que nous ne sommes pas (encore) membres de l'Église, soit parce que nous sommes membres et avons aussi besoin de réfléchir à ce que cela signifie.

Écrit à 2 voix par Lucile Anger et Michèle Sommer, ce dossier est accessible et pertinent. À consommer sans modération !

Le pain de vie et les miracles de la Bible (prédication d'Antoine Nouis du 14/6/2020)

Lire Jn 6.51-54,60,61

J’ai associé les versets 60 et 61 à l’évangile du jour, car ils vont nous aider à comprendre le récit.

C’est la seule fois dans les évangiles que l’on voit des disciples quitter Jésus. Je me suis longtemps demandé ce qu’il y avait de dur à entendre dans le discours de Jésus sur le pain de vie. Je me souviens avoir noté dans un cahier dans lequel j’écris mes réflexions bibliques et spirituelles qu’il devait être difficile pour les disciples de penser qu’ils ne sont pas maîtres de leur vie, ou alors qu’il était pour eux scandaleux que d’imaginer devoir manger la chair de Jésus, mais ces réponses ne me convainquaient pas pleinement. Un jour, j’ai trouvé une autre réponse que je souhaiterais vous faire partager. Pour entendre cette autre réponse, il faut inscrire le départ des disciples dans l’ensemble du chapitre 6 de l’évangile de Jean que je résume ainsi.

La prière pour les autorités et la Covid

Je lisais dans un livre cette phrase du théologien américain Jim Wallis sur la parole de Jésus demandant de prier pour ses ennemis : « La prière est une nécessité. Sans elle, nous ne considérons que notre propre point de vue, notre propre justice et nous ignorons la perspective de nos ennemis. La prière renverse ces distinctions… elle transforme les ennemis en amis. Quand nous avons porté nos ennemis dans la prière, il devient difficile de maintenir l’hostilité préalable à la violence. En les approchant de nous, la prière nous protège de nos ennemis. Ainsi la prière s’oppose à la propagande de ceux qui nous invitent à haïr et à craindre nos ennemis. »

Lire la suite sur le blog d'Antoine Nouis.


Aux responsables des Églises Évangéliques Mennonites de France :

Bien chers frères et soeurs en Christ,

Nous pouvons être reconnaissants à l'équipe des Editions Mennonites pour leurs efforts à maintenir la publication de notre journal, malgré les difficultés qu'ils rencontrent.

La Conférence Mennonite Mondiale se mobilise également pour maintenir les liens qui nous unissent. Veuillez trouver son dernier communiqué ci-dessous :

 Alors que le coronavirus (COVID-19) ébranle la famille humaine mondiale, les responsables de la Conférence Mennonite Mondiale placent leur confiance en Dieu qui dit : « N’aie pas peur maintenant, car je suis avec toi. Ne lance pas ces regards inquiets, car ton Dieu, c’est moi. Je viens te rendre courage, j’arrive à ton secours et je te protège. » (Ésaïe 41/10)

César García, secrétaire général de la CMM, nous invite à prier ensemble maintenant pour la sécurité de la famille anabaptiste mondiale et pour la fin de cette épidémie. Prenez toutes les précautions recommandées par les autorités de
santé. Après avoir fait tout ce qui était possible, reposez-vous en sachant que Dieu pourvoira.
« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous. » (1 Pierre 5/7)

• Louons Dieu pour la baisse des nouveaux cas de COVID-19 dans de nombreux pays.
• Louons Dieu pour les professionnels de la santé qui travaillent sans relâche pour sauver des vies. Prions pour leur santé et leur sécurité alors qu’ils travaillent au péril de leur
propre vie.
• Prions pour les États qu’ils fassent preuve de sagesse et de compassion dans leur gestion de l’épidémie et de ses conséquences sociales et économiques.
• Prions pour ceux qui ont perdu des proches, qui souffrent de dépression, de l’isolation et de la maladie elle-même.
• Prions pour la grâce. Les systèmes de santé sont débordés. L’économie est en crise. Beaucoup se sentent désespérés : qu’ils puissent se tourner vers Dieu.
• Prions pour un esprit de calme et de générosité. La pénurie de lits, de matériel de protection et de médicaments est préoccupante. Prions pour que les populations collaborent, partagent leurs ressources et se viennent en aide mutuellement autant que possible.


Même lorsque nous connaissons de graves difficultés, nous nous réunissons dans le monde entier pour suivre Jésus, qui nous donne l'espérance.

« Mais voici la pensée que je me rappelle à moi-même, la raison pour laquelle j’aurai de l’espérance : non, les bontés de l’Eternel ne sont pas à leur terme et ses tendresses ne sont pas épuisées. Chaque matin, elles se renouvellent. Oui, ta fidélité est grande ! J’ai dit : L’Eternel est mon bien, c’est pourquoi je compte sur lui. L’Eternel est plein de bonté pour ceux qui ont confiance en lui, pour ceux qui se tournent vers lui. « Il est bon d’attendre en silence la délivrance que l’Eternel opérera » (Lamentations 3/21-26).

Que la Paix du Christ soit avec vous tous !

le Bureau de l’AEEMF

Chers Lecteurs,
La situation exceptionnelle que nous connaissons tous perturbe aussi la parution de Christ Seul. Dans ces circonstances, il nous a semblé qu’il était pourtant essentiel de maintenir, et peut-être de renforcer, le lien entre nos Églises. C’est pourquoi nous avons proposé aux Églises membres de l’AEEMF, ainsi qu’aux oeuvres qui leur sont chères, de partager ce qu’elles vivent depuis que l’épidémie a commencé à se propager.

Pour l’instant, face à la nouveauté de ce qui arrive, jour après jour, la plupart des personnes semblent conserver leur mode de pensée de base. Mais, à vrai dire, c’est le contraire qui serait étonnant. La psychologie sociale ne cesse de répéter, à longueur d’articles, que notre manière d’interpréter les événements est la dernière chose que nous sommes prêts à modifier.t

? INFO pour les  PARENTS et les ENFANTS CONFINÉS !

 Dès le début de semaine prochaine, lundi 23 mars (et pour une période indéterminée à l'heure actuelle...), France 4 modifie toute sa programmation de journée pour diffuser en direct des cours dispensés par des professeurs de l'Education Nationale pour répondre à la mission "Nation Apprenante".

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