Le temps favorable

Voici quelques mois, nous avons fêté Noël. Nous voici dans le temps du carême qui nous prépare à Pâques. Mais pouvons-nous vraiment nous préparer à Pâques, au scandale de la croix et à la nouvelle incroyable de la résurrection de Jésus-Christ ? Aucun carême ne peut nous préparer à cela !

Cependant, en tant que protestants, nous pouvons profiter de ce temps pour quitter notre routine et entrer dans une démarche spirituelle plus profonde, avec un ressourcement par la lecture de la Bible et par sa méditation, afin de questionner notre manière d'accueillir l'amour de Dieu et d'y répondre.

La naissance du Fils de Dieu, sa vie, sa mort et sa résurrection sont des événements historiques situés à un moment précis. Ils inaugurent déjà les temps de la fin où nous vivons dans l’attente de sa venue dans la gloire, dans l’attente du Royaume et du renouvellement de la création.

La première venue de Jésus a marqué le début d’un temps « favorable » qui définit tout le reste du temps. Jésus, pour inaugurer son ministère annonce que le temps est accompli, que l’heure de la pleine réalisation a commencé, qu’il faut se convertir et croire à l’Évangile et par conséquent, il faut racheter le temps.

La mort et la résurrection de Jésus n’appartiennent pas simplement au passé mais aussi au présent. Ce temps est le temps favorable, celui du salut !

Le cycle de cultes sur l’eschatologie, l’étude des temps de la fin, nous rappellera que le but de notre vie est la vie éternelle et nous attendons cette rencontre avec le Dieu qui vient.

Alors, que ce temps de carême soit pour chacun de nous un temps où la grâce de Dieu nous met devant nos responsabilités. Que notre communauté ne soit pas le lieu où nous attendons tranquillement la fin de l’histoire, mais qu’elle s’ouvre à l’Esprit-Saint pour que les réalités dernières commencent à prendre forme et deviennent visibles dès aujourd’hui.

                                                                                                          S.H

Face à la misère matérielle, spirituelle, morale, comment réagir en tant que croyant ?

 

Dans Ezéchiel 33, verset 10 : « nos crimes et nos fautes sont sur nous, et c’est à cause d’eux que nous sommes frappés de langueur ? » Frappés de langueur, nous pourrissons. Cela peut se traduire par de l’hypocrisie, voir une double vie, un désespoir par rapport au poids que l’on a sur la conscience. Au verset 11, en réaction, Dieu dit : « Je suis vivant ! – oracle du Seigneur, l’Eternel-, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de vos mauvaises voies. Pourquoi devriez-vous mourir, maison d’Israël ? »

Après la crucifixion de Jésus, ses disciples ne s’imaginaient pas qu’il puisse revenir à la vie. Ce retour à la vie est inconvenable : comment croire que quelqu’un peut revenir à la vie après l’avoir vu mourir sur une croix ? Pourtant, Paul énumère des témoins oculaires fiables qui ont vu Jésus après sa résurrection (1 Corinthiens 15, 1à 11). C’est cette déclaration de foi des premiers chrétiens qui depuis se transmet à travers les siècles, de génération en génération. Les chrétiens transmettent ce message : « Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures » (1 Corinthiens, 15, 3b-4).

Cette résurrection est annoncée par les Ecritures. Jésus ressuscité explique aux pèlerins d’Emmaüs ce qui le concerne dans les Ecritures (Luc, 24, 26-27). Et Paul indique que même si l’humanité a rejeté Dieu (Genèse 3), Dieu n’a jamais renoncé à son projet d’amour et de réconciliation avec les hommes. « Puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1 Corinthiens 15, 21-22). Le dernier ennemi qui sera détruit sera la mort (1 Corinthiens 15, 25-26).

Pour nous aujourd’hui, quel peut être impact de cette résurrection qui date de plus de 2000 ans ?

 

Le 8 mars, les mennonites célèbrent le dimanche pour la paix, cette année en questionnant la notion de laïcité. La laïcité implique-t-elle liberté de croire et de proclamer sa foi ou marginalisation des croyants ?

Notre Dieu qui est plus grand que nos paroles, notre théologie, notre foi. Il n’a pas besoin de nous pour le défendre, mais nous avons à proclamer que pour nous il est le roi des rois, au dessus de tout pouvoir et de tout homme.

Jésus nous appelle à vivre en paix avec nos prochains. Il ne crie pas : « Vengeance ! ». Il dit de pardonner « jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (Matthieu 18, 22). Il ne dit pas : « Notre riposte sera terrible ! » Il dit : « Aimez vos ennemis (…) souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient » (Luc 6, 27-28).[1]

La fragilité peut être définie comme les instants de vie qui se brisent et qui provoquent une rupture dans l’existence.

Dans ces moments, pour que éviter que notre situation empire, nous ne pouvons faire autrement qu’accepter notre fragilité, nous abandonner à l’amour de Dieu, ne pas résister au processus enclenché. Dans les instants où notre fragilité nous est révélée, nous vivons une métamorphose dont nous ne connaissons pas la fin. C’est une période d’abandon des illusions sur soi-même.

Notre « moi », renouvelé, est devenu notre Terre promise. On peut trouver son chemin à travers des présences construites, des écoutants : « je souffre, mais en toi je peux m’entendre parler ».

« Tout le monde dit que le pardon est une très belle chose. Jusqu’au jour où il doit pardonner. » C.S. Lewis

Tout le monde a besoin du pardon. Dieu a voulu le pardon, Dieu a pourvu le pardon. Mais comme dirait Erich FUCHS : « tout est donné, tout est à faire »

Le pardon est un sujet compliqué, toujours en travail, en réflexion, à tenter de vivre. Il est plus facile d’en parler que de le vivre…

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau (ou de vos fragilités) et moi je vous donnerai le repos » Matthieu, 11, 28

Jésus nous fait savoir qu’il sait que nous avons des fardeaux, des fragilités de toute sorte et nos fardeaux, notre fragilité peuvent être pesants, lourds. En faisant confiance à Jésus-Christ, en dépendant de lui, en croyant en lui, en espérant en lui, en s’attendant à son salut, nous pourrons réellement trouver du repos dans nos vies. C’est en reconnaissant nos limites, notre finitude que nous pouvons pleinement expérimenter cette totale dépendance en Jésus-Christ.

Cependant, bien que notre fragilité soit un fait, il ne faut pas tomber dans deux excès opposés.

"Nous avons chacun énormément de difficultés à nous accepter tels que nous sommes, avec cet extraordinaire mélange de faiblesse et de force, d'ignorance et de connaissance, de lumière et de ténèbres, d'amour et de haine. Et, en fait, nous fuyons quelque chose qui est notre vulnérabilité, notre immense fragilité.

Nous fuyons souvent nos souffrances, nous ne voulons pas les regarder en face; chacun de nous fuit ses faiblesses, ses ignorances. Nous vivons dans un monde où chacun veut paraître: paraître fort, intelligent, puissant, en marche vers le succès.

Il ne s'agit pas de fuir la réalité dans un monde de rêve; il s'agit d'assumer, d'accepter la blessure profonde qui est la blessure de la condition humaine, la blessure de notre mortalité, la blessure de notre coeur, la blessure de notre faiblesse. L'espérance vient de l'acceptation de la réalité telle qu'elle est."

Jean VANIER

Ce dimanche, le culte a été l'occasion pour les enfants et les ados de présenter le message de Noël, à travers la mission des anges envoyés par Dieu sur terre annoncer la venue du Messie. Des saynètes alternaient avec des chants, certains accompagnés instrumentalement par les enfants. Les ados ont interprété un slam (très beau moment) !

Lors d’un dernier culte, Bernard a rappelé le poids des mots utilisés pour désigner les temps d’enseignement, de communion fraternelle, de fraction du pain et de la prière (pour reprendre la description des premiers rassemblements de disciples de Jésus, dans Actes 2, 42). Certains parlent de culte, d’autres de sermon, de messe, de petite liturgie (chez les orthodoxes), de prier, d’assemblée… Chacun de ces mots met l’accent sur un des quatre aspects décrits dans Actes 2.

 J’aime les églises où tous les âges et toutes les couleurs se côtoient. C’est un aspect qui contribue à ce que je me sente bien dans une église. Et dimanche dernier, j’ai perçu que cette multi culturalité fait partie du plan de Dieu…

 Dans sa prédication, Julio a fait remarquer à l’assemblée que Dieu conçoit la diversité culturelle dans toute la Bible, dès la promesse d’une descendance à Abraham.

 En appelant des hommes et des femmes de tous pays et de toutes cultures, Dieu se crée un peuple qui lui appartient en propre. Le peuple de Dieu n’est donc pas réductible à une nationalité, une ethnie ou une race. Dieu ne peut pas être approprié par un groupement humain. Il est au-delà de nos frontières humaines.

Depuis quelques semaines, nous avons entamé une série de cultes sur… le culte.

Dimanche dernier, Janie nous a expliqué que, le culte est un temps mis à part pour louer Dieu, écouter sa Parole, ce qu’il a à dire à chacune et chacun, à travers les enseignements, les lectures bibliques.

C’est également un temps d’édification de la communauté. Quand le peuple de Dieu se réunit pour le culte, pour dire sa louange à Dieu, il rend visible la communauté de foi, l’existence du peuple de Dieu.

The Gospel train’s comin’ (traduction : le train de l’évangile vient)
Voilà le titre et les premières paroles d’un chant Gospel traditionnel composé dans les
années 1860. Un chant qui dit l’espérance d’un train qui mène ses passagers à la gloire, sans discrimination, sans conditions si ce n’est celle de monter dans le train.

Un chant qui dit une espérance céleste qui sera bientôt doublée d’une espérance terrestre. Car dans les plantations, ce chant sera repris par les esclaves pour signaler qu’un conducteur, ou qu’un groupe d’esclaves est actuellement en fuite et qu’une opportunité d’aller vers la liberté se présentera bientôt aux esclaves qui entendent ce chant. Frémissement de la délivrance, de la liberté qui se fait entendre, qui redonne espoir et qui met en mouvement.

"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu".

La semaine dernière Alexandre, notre pasteur, a prêché sur ce texte bien connu sur l’amour de Dieu dans Romains 8, 35-39.

Alexandre a indiqué que le but de Paul, quand il écrit cette lettre aux Romains, est de susciter l'obéissance de la foi dans toutes les nations. L'assemblée des Romains était, à cette époque, constituée de Juifs et de Grecs.

Avec ce passage, Paul affirme aux Juifs que, par Jésus, les grandes blessures des Juifs peuvent être guéries : il n'y a plus de condamnation, de séparation d'avec Dieu. Mais Jésus répond aussi aux grandes blessures des Grecs : il dépasse les insuffisances des croyances grecques (les dominations qui gouverneraient le monde).

Après 4 années de travail, quelques sueurs froides, voici quelques photos de cette première visite du chantier de la nouvelle église en construction 247-249 Av. division Leclerc. Bien sûr, c'est en chantier ! Mais les volumes et l'esprit y sont. Plutôt pas mal, non ?

En sortant de la réunion, l'architecte nous a dit que dans un an tout rond, on devrait en être à la livraison...

alors, patience, persévérance et prière pour cette année qui vient et cet édifice qui s'élève :

Ane ou cheval ?

Vous êtes plutôt âne ou plutôt cheval ?

Voilà qui va changer de la sempiternelle question "mer ou montagne ?" et relancer la conversation dans vos dîners mondains...

La prédication de dimanche dernier portait sur Zacharie 9, 9-10, ce passage qui annonce la venue d'un roi humble, juste et victorieux. Jésus incarne ce roi selon Dieu lorsqu'il entre dans Jérusalem monté sur un ânon, le petit d'une anesse.

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